Urbex – Fort militaire (78)

Nous continuons cette série Urbex avec la visite d’un fort militaire dans les Yvelines (je ne dirais rien sur la localisation, celui-ci étant un terrain militaire d’entrainement du GIGN, de la gendarmerie et de la police ainsi que de jeux de rôles type airsoft / Paintball).
Dimanche après-midi, nous partons faire du repérage.
Nous traversons la forêt par un petit passage dans le grillage où un beau panneau “Zone Militaire” nous fait face. On passe et on se retrouve en haut de la gorge d’entrée. Sauf que le terrain est escarpé. Trop dangereux de descendre sans corde.
On continue puis on arrive enfin sur un pan de mur \o/ Enfin … On tombe dans la fameuse gorge que l’on longe. Et enfin, la grande porte. Nous traversons la galerie couverte qui passe sous le cavalier central du fort et mène à la cour du casernement de la troupe. Elle mesure environ 50 m.
Et enfin, nous commençons les photos.
Autant vous prévenir de suite, il y aura très peu de photos intérieurs du fort du fait du manque de temps ainsi que de l’exploration assez sommaire du fort. L’intérieur étant très “vide”, ce n’était pas forcement intéressant.
Aujourd’hui, le site étant fermé au public, malgré les dégradations dans ces murs, il est parfaitement conservé et certains carrelages sont encore impeccable.

Histoire du site
Ce fort fut construit en 1879 suite à l’occupation prussienne de la France. L’état décide de mettre en place “le système Séré de Rivières”. Ce plan permet la construction de forts pour défendre Paris.
Au total, 18 forts et 34 batteries fut construites entre 1847 et 1881. Le fort est énorme. Il pouvait contenir environ 800 personnes pour 56 pièces et 9 chevaux. Les quartiers sont réparties entre 9 travées sur trois niveaux. Un niveau étant réservés aux officiers.
Un projet de réhabilitation et de modernisation était prévu en 1911 mais ne fut jamais réalisé. En effet, le front allemand durant la 1ere guerre mondiale était à l’opposé du fort.
En 1944, le fort fut endommagé par les bombardiers allemands.

En 1979, la société Thomson devient propriétaire de tout le périmètre du fort pour développer des activités militaires. Mais en 1995, Thomson quitte le site et ainsi, il tombe dans l’abandon.
Il devient une zone d’entrainement pour la police et le GIGN.

Aujourd’hui, le site étant fermé au public, malgré les dégradations dans ces murs, il est parfaitement conservé et certains carrelages sont encore impeccable.